Neverland – Timothée de Fombelle

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Réputé et plébiscité pour ses livres jeunesse, Timothée de Fombelle change de registre et s’essaye au roman pour adultes.

Dans le cadre des 68 premières fois, j’ai ainsi lu Neverland, son premier roman.

Je remercie nos fées pour ce choix et une nouvelle fois pour tout le travail qu’elles abattent.

« Je suis parti un matin d’hiver en chasse de l’enfance. J’avais décidé de la capturer entière et vivante. Regarde elle est là tu la vois? Je l’avais toujours sentie battre en moi, elle ne m’avait jamais quitté. Mais c’était le vol d’un papillon obscur à l’intérieur, le frôlement d’ailes invisibles dont je ne retrouvais qu’un peu de poudre sur mes bras au réveil. »

Neverland est donc un retour en enfance, un opus de souvenirs de cette dernière pour l’auteur qui ne s’éloigne finalement pas tant que cela de ses thèmes de prédilection. Ce voyage très métaphorique (il use et en abuse à satiété) et nostalgique se ressent, se vit,  plus qu’il ne se raconte. On baigne en effet dans une atmosphère particulière plus qu’on ne suit une intrigue. Chacun peut s’y identifier tant ce thème est universel puisqu’il sommeille en chacun de nous.

On fait semblant d’être grand. Et, dans le meilleur des cas, je crois, on fera semblant toute sa vie. »

 

Cela peut surprendre et déplaire… cela peut convaincre et apaiser tant la beauté de l’écriture est à souligner. Elle permet de visualiser les lieux, imaginer un objet, ressentir les odeurs, se perdre dans les forêts ou découvrir de nouveaux territoires. L’auteur nous emmène avec lui et nous fait participer à son périple. C’est le gros point fort de cet opus qui permet une lecture rapide et très agréable.

« Pour Benoît, je vous invite sur les hauteurs de Neverland. Reconnaîtrez-vous ces frontières effacées? »

Telle est la dédicace que m’a offerte l’auteur lors du Hall du livre à Nancy en Septembre dernier. Malheureusement, en ce qui me concerne, j’ai eu du mal je le reconnais. Si le style est superbe, poétique, imagé, fluide, musical, je n’ai pas réussi à totalement m’immerger dans le texte.

Souvent l’auteur passe du coq à l’âne ce qui le rend difficile à suivre. Je m’attendais à un récit autobiographique plus profond, moins imaginaire et idéalisé… J’ai du mal à exprimer mon ressenti. J’ai aimé la forme mais suis resté relativement indifférent au fond. Ce qui est finalement logique moi le pragmatique!

Vous l’avez compris, je reste sur ma faim. Je m’attendais à autre chose et suis par conséquent déçu. Néanmoins il saura séduire assurément d’autres lectrices et lecteurs, je n’ai aucun doute la dessus.

Je conclus avec les dernières phrases du livre… tout en douceur et délicatesse…

« Seule la beauté console. Alors je m’allongeais dans des bassins profonds. Je me laissais porter par l’eau venue d’en haut. Je rentrais chez moi. »

Bon voyage à tous.

3/5

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